Pendant que la vacance commerciale continue de progresser dans la majorité des centres-villes français, Saint-Dizier, sous-préfecture de la Haute-Marne, fait figure d’exception. Portée par le programme national Action Cœur de Ville, la commune enregistre depuis plusieurs mois des ouvertures de commerces et une fréquentation piétonne en hausse dans ses rues centrales, à contre-courant de la tendance nationale.
Un plan structuré en cinq axes
Saint-Dizier fait partie, aux côtés de Chaumont, des villes de Haute-Marne retenues au titre du dispositif Cœur de Ville, piloté par l’État et la Banque des Territoires. La stratégie municipale s’articule autour de cinq axes complémentaires : la réhabilitation de l’habitat pour rendre le centre plus attractif, un développement commercial équilibré, l’amélioration de l’accessibilité et des mobilités, la valorisation du patrimoine et des formes urbaines, et enfin l’accès aux équipements et services publics. Cette approche globale vise à traiter en même temps le logement, le commerce et l’espace public plutôt que d’agir rue par rue.
De nouvelles enseignes prennent le relais
Sur le terrain, le mouvement se lit dans les vitrines. Rue Gambetta, l’enseigne espagnole Miramira s’installe à l'emplacement laissé vacant par Kookaï. Rue du Docteur-Mougeot, un salon de coiffure-barbier, L’Atelier du gentleman, a ouvert dans l’ancien bureau de tabac Le Pacha. Et rue Marie-Stuart, l’ex-cave à vins accueille désormais Atelier K, qui combine un espace de formation et une boutique dédiée aux métiers de la beauté. Ces trois installations, à retrouver aussi dans nos dernières actualités, illustrent une diversification de l’offre, entre mode, artisanat de service et formation professionnelle, plutôt qu’une simple reconduction des commerces existants.
La piétonisation estivale, un pari reconduit pour la quatrième année
Autre pilier de la stratégie : l’espace public. Un tronçon de la rue de la Victoire, qui concentre trois établissements de restauration, redevient piéton jusqu’à l’automne, pour la quatrième année consécutive. L’objectif est de prolonger les terrasses, d’allonger le temps de présence des habitants en centre-ville et de soutenir l’activité des cafés et restaurants aux heures les plus fréquentées. La reconduction du dispositif d’une année sur l’autre traduit un résultat jugé suffisamment positif par la municipalité pour être pérennisé.
Un mouvement qui reste minoritaire à l’échelle nationale
Ces résultats tranchent avec la tendance générale observée dans les centres-villes français. Selon une étude citée par le magazine Stratégies, la vacance commerciale progresse au niveau national, mais quelques communes se distinguent par un net recul, Saint-Dizier étant mentionnée parmi les villes où la baisse annuelle serait la plus marquée, aux côtés de Cavaillon, Guéret ou Gap. Un signal qui confirme qu’une stratégie de long terme, combinant rénovation de l’habitat, diversité commerciale et animation de l’espace public, peut inverser durablement la courbe dans une ville moyenne — un sujet régulièrement traité dans notre magazine.
Pour les acteurs économiques locaux suivis dans notre rubrique économie, ce type de redressement en centre-ville reste un cas d’école suivi de près par les autres collectivités du programme Cœur de Ville.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le programme Action Cœur de Ville ?
C’est un dispositif national de l’État, piloté avec la Banque des Territoires, destiné à revitaliser les centres des villes moyennes en agissant sur le logement, le commerce, les mobilités, le patrimoine et les services publics.
Pourquoi la vacance commerciale recule-t-elle à Saint-Dizier ?
La combinaison de nouvelles enseignes remplaçant les commerces fermés, d’une piétonisation estivale reconduite chaque année et d’un plan de rénovation urbaine global est présentée comme un facteur clé de cette évolution.
D’autres villes françaises connaissent-elles la même dynamique ?
Oui, plusieurs communes moyennes comme Cavaillon, Guéret ou Gap affichent également un recul notable de leur vacance commerciale, alors que la moyenne nationale continue globalement de progresser.
Sources
Journal de la Haute-Marne — Journal de la Haute-Marne — Préfecture de la Haute-Marne
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
